Pages

JE L'AIMAIS d' ANNA GAVALDA

Il est parti. L'homme, le mari, le père de ses enfants, celui qu'elle aimait, est parti. Chloé se retrouve seule, sans rien avoir vu venir. « Lache, salop, hypocrite, égoïste » autant de qualificatifs dont elle voudrait l'accabler. Et pourtant. Pourtant, c'est son beau-père, l'homme qui a élevé ce mari si faible, qui la console d'une façon imprévu, d'une façon touchante. A la manière d'un homme qui a lui aussi vécu, aimé et regretté, qui pense qu'il faut « du courage pour tout casser, tout saccager par pur égoïsme ». « Je l'aimais » ; un titre évocateur et plein de sous-entendu, un roman qui nous entraîne au coin du feu lors d'une longue soirée d'hiver remplie de confidences, de chuchotements et d'émotions. Révéler ces choses enfouies au plus profond de nous-même, celle dont on a secrètement honte et qui vous ronge un petit plus chaque jour, tel est le courage de cet homme qui ouvre son cœur à sa belle-fille. Son fils a osé la quitter et alors? Lui n'a jamais eu ce courage. Tout est dit. Un petit livre (216 pages) qui a le pouvoir de nous convier à la confidence d'un vieil homme, d' ouvrir les yeux sur notre monde, ces relations si bizarres parfois qui nous enchaînent à de vieux démons. Un livre qui se lit entre les lignes, qui touche son lectorat et fait réfléchir. Qui peut avoir le mérite d'écrire ça? Anna Gavalda. Sandrine Cardon

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire