J'aime ce gars, j'aime ses textes,
j'aime ses musiques bien sur, comment ne pas les aimer mais surtout
j'aime le bonhomme. Vous aurez donc compris qu'il est inutile
d'attendre de l'objectivité dans cet article...
Eh oui, nous suivons Gabi Devilleneuve
depuis un paquet d'année avec La Goutte d'abord puis sur d'autres
projets (« Les obsédés du monde » ou « De la Mancha) puis en solo. Et c'est à ce titre que nos pas nous ont
amenés en Belgique dans la riante de ville de « De Chercq »
à l'Almanach chez Tonton a Tantine.
Installation minimaliste dans l'arrière
cours du café, Gabi accompagné de Simon Plane à la trompette est
venu défendre son dernière album, le magnifique « Qui est lefou ». Installation minimaliste disais-je mais ambiance
chaleureuse car si l'ami Gabi est parti du coté de la Bretagne, ses
racines sont dans le nord et les voisins belges savent apprécier ses
chansons.
On ne va pas se le cacher, au premier
abord, les chansons de cet album ne respirent pas la joie de vivre
mais si on les écoute attentivement lorsqu'il chante la mort, c'est
la vie qu'il célèbre, lorsqu'il évoque la rupture, c'est l'amour
qui apparaît en filigrane et lorsqu'il aborde la vieillesse c'est
pour rappeler que c'est encore la meilleure manière de rester
vivant. Des chansons toutes en subtilité et en émotion que nous
fumes heureux de partager.
Jean Philippe TROTIER.























